Julienne et son milieu familial

Une famille reçoit en son sein une enfant prédestinée

C’est dans ce milieu précis que Dieu suscite cette mystique de l’Eucharistie, Julienne Dallaire. Elle naît au deuxième étage d’un petit logement de la rue des Commissaires dans la paroisse Notre-Dame-de-Jacques-Cartier le 23 mai 1911 et est baptisée à l’église paroissiale le 25 mai suivant, en la fête de l’Ascension.

Le père de Julienne, Gaudiose Dallaire, et sa mère, Alexina Faucher, ont déjà un garçon, et par la suite, neuf autres enfants — deux sont décédés en bas âge — enrichiront le foyer. Julienne est issue d’un milieu humble et laborieux. Le papa est d’abord cigarier, puis employé à l’hôtel de ville de Québec comme jardinier, et finalement comme gardien de nuit. En 1921, après quelques déplacements de Jacques-Cartier à Saint-Roch, la famille s’installe définitivement dans cette dernière paroisse; Julienne a environ 10 ans.

 

Les parents sont de fervents chrétiens. Le père, un homme à la tournure contemplative, grand fervent de l’Eucharistie quotidienne et homme de devoir, aura une influence profonde sur l’âme de sa fille aînée. La mère, pour sa part, est une femme d’accueil, d’une charité débordante particulièrement à l'égard des pauvres. Tout le voisinage est le bienvenu dans sa maison. Les multiples occupations de son propre foyer ne l'empêchent pas de voler sans hésitation au secours de ceux qui sont dans le besoin. Elle se dévoue également aux diverses activités charitables de la paroisse. La vie dans la famille Dallaire est laborieuse, simple et joyeuse et se vit dans la fidélité aux valeurs chrétiennes. 

Julienne au sein de sa famille et dans son milieu

Dans sa famille, Julienne sera toujours la collaboratrice de ses parents auprès de ses frères et soeurs, se comportant comme leur « deuxième maman », celle qui s’occupe de chacun, mais aussi, celle auprès de qui l’on vient très simplement demander conseil, faire des confidences ou recommander des intentions de prière. Par expérience, la famille sait que la prière de Julienne a une efficacité toute particulière.

Plus tard, entre ses essais de vie religieuse dont il sera question plus loin, Julienne, très habile couturière, s’adonnera à ce métier, habillant les membres de la famille, mais travaillant aussi pour d’autres personnes afin d’aider financièrement ses parents. Combien de gens pauvres seront les bénéficiaires de ses largesses! Comme sa mère, elle se dévouera elle aussi aux activités charitables de la paroisse.