Des chemins déroutants

Un douloureux cheminement pour répondre à l’appel de Dieu

Pour répondre à cet appel, Julienne entre à 17 ans chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, congrégation à la fois missionnaire et adoratrice. Mais sa santé se détériore et, après un certain temps, les supérieures lui demandent de quitter. 

À 21 ans, elle fait une autre expérience de vie religieuse chez les Sœurs Servantes du Saint-Cœur-de-Marie, mais elle comprend assez vite qu’elle n’est pas apte à la vie d’enseignante.

Les années s’écoulent et ses démarches auprès d’autres congrégations s’avèrent infructueuses en raison de son manque de santé.

À 29 ans, Julienne, avec sa sœur Yvette, est accueillie chez les Dominicaines de l’Enfant-Jésus (aujourd'hui, les Dominicaines de la Trinité). Accueil providentiel, car c’est dans cette communauté qu’elle rencontre saint Dominique et reconnaît en lui « son » père qui lui demande des filles qui seraient à la fois dominicaines, missionnaires et adoratrices.

Mais nouvelle épreuve de santé; les autorités de la Congrégation signifient à Julienne qu’elle doit retourner dans sa famille. Le 2 novembre 1940, brisée de douleur, elle quitte cette communauté dominicaine où elle était déjà si heureuse. Plongée dans des ténèbres épaisses, Julienne sacrifie son désir le plus profond, disant à Dieu : « Je vous sacrifie mes aspirations les plus chères […] Je vais vivre dans le monde puisque telle semble être votre volonté sur moi. J’essaierai de m’y sanctifier de mon mieux ».  Elle poursuit quand même, et avec non moins d’intensité, sa vie de prière. Dès que sa santé s'améliore suffisamment, elle reprend son labeur comme couturière ainsi que son dévouement auprès des pauvres.