La dévotion dominicaine est confiance en saint Dominique

7 août - jour 9

Ce n’est pas sur le besoin d’un jour que doit reposer notre confiance; elle doit s’appuyer sur une réalité plus haute totalement indépendante du créé et de l’éphémère. Elle doit s’appuyer en Dieu lui-même, sur cette volonté adorable qui, par suite, toujours vivante, en tout temps et en tout lieu, nous sollicite et s’impose à nous. Voilà la base solide de notre dévotion à saint Dominique.

Ce n’est donc pas une dévotion facultative dont, à notre gré, nous pouvons vivre ou nous désintéresser : de par la nécessité elle-même de notre prédestination, elle s’impose à nous.

Ce n’est pas une dévotion passagère, intermittente, une impression fugitive, un éclair qui brille et disparaît, mais une disposition stable, un état habituel et permanent, le flot nécessaire d’une vie dont la source est en nous, toujours vivante et jaillissante.

Ce n’est pas une dévotion de formules et de pratiques, une dévotion de sentiment, évoluant à la surface de notre vie spirituelle, mais une réalité intérieure, profonde, en liaison étroite avec l’union à Dieu, fin suprême de notre vocation.

C’est donc au centre même de notre vie spirituelle que s’enracine la dévotion à saint Dominique. Elle est là comme une de ses richesses les plus précieuses, un de ses ressorts les plus puissants et les plus actifs.

Par suite, elle doit, non seulement la rapprocher de son cœur dans un attrait tout filial, mais encore, dans un élan plus efficace et plus décisif, elle doit la soulever, la porter à un état d’union et de véritable intimité avec ce Père bien-aimé; à cette unité qui est, par excellence, le rêve même de l’amour.

Seigneur, par le témoignage des disciples du passé et par ceux que tu appelles encore aujourd'hui, que ta lumière vienne en ce monde.